Red Desert Orchestra
The Red Desert Orchestra is an ensemble made up of nine European musicians, initiated by Eve Risser. This band works with two programs: Kogoba Basigui, from the meeting with seven (six now) Malian musicians living in Bamako (Kaladjula Band) and Eurythmia which brings together the Red Desert orchestra with three Burkinabe musicians living in France.
Le Red Desert Orchestra est un ensemble constitué de neuf musicien.enne.s européen.ne.s initié par Eve Risser. Cet ensemble fonctionne avec deux programmes : Kogoba Basigui, qui est la rencontre avec sept musiciennes maliennes vivant à Bamako (Kaladjula Band) et Eurythmia qui réunit le Red Desert orchestra plus trois musicien.enne.s burkinabé vivant en France.
plays KOGOBA BASIGUI

crédit photos : Romain Al.l
Red Desert Orchestra
Eve Risser - piano, alto flute, composition, art.dir. Antonin-Tri Hoang - alto sax, clar
Sakina Abdou - tenor sax, rec.fl
Grégoire Tirtiaux - barytone sax, gembri, perc.
Matthias Müller/Jean Lucas - trombone
Nils Ostendorf - trumpet
Tatiana Paris - guit
Fanny Lasfargues - electro ac basse
Emmanuel Scarpa - drums, perc.
Adrian' Bourget - sound
Leslie Desvignes/Marine Flores - lights
+ Kaladjula Band
Nainy Diabate - voice, bolon, comp
Lalla Diallo - djembé
Fatima Maïga - guitar
Bintou Koïta - dundun
Wassa Kouyaté - keys, kora
Oumou Koïta - calebasse


plays EURYTHMIA

Red Desert Orchestra
Eve Risser - piano, composition
Antonin-Tri Hoang - alto sax, clar, SH 101
Sakina Abdou - tenor sax
Grégoire Tirtiaux - barytone sax, carcabas
Matthias Müller - trombone
Nils Ostendorf - trumpet, MS20
Tatiana Paris - guit
Fanny Lasfargues - electro ac basse
Emmanuel Scarpa - drums, perc.
Céline Grangey - sound
+
Mélissa Hié - balafon, djembé
Ophélia Hié - balafon, tamani
Oumarou Bambara - djembé, tamani

La Sourde
plays
CONCERTO CONTRE PIANO ET ORCHESTRE

Batterie, percussions Thibault Perriard
Piano Eve Risser
Trompettes Olivier Laisney, Samuel Achache
Clarinettes, saxophones Antonin-Tri Hoang
Flûte Anne Emmanuelle Davy
Cor, cor naturel, flûte à bec, guitare Nicolas Chedmail
Violons Marie Salvat, Boris Lamerand
Violes de gambe Etienne Floutier, Pauline Chiama
Violoncelle Gulrim Choi, Myrtille Hetzel
Théorbe Thibaut Roussel
Contrebasses Matthieu Bloch, Youen Cadiou
Lumière, régie générale César Godefroy
Costumes Pauline Kieffer
Production déléguée : Compagnie R(e)V(e)R
En coproduction avec : La Sourde, La Soufflerie à Rezé,
Avec le soutien du CNM, de l’ADAMI, de la SPEDIDAM, de la SACEM, de la DRAC et de la Région Grand Est, de l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, du Théâtre de la Renaissance à Oullins, le Théâtre de l’Aquarium.
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PRESSE :
https://classiquemaispashasbeen.fr/2021/09/22/concerto-contre-piano-on-est-pour/
Claire de Castellane·22 septembre 2021
classiqueJazzParispianoThéâtre de l'Athénée
COMPTE-RENDU – Concerto contre Piano et Orchestre se donne jusqu’au 25 septembre au théâtre de l’Athénée Louis-Jouvet, à Paris. Un spectacle qui fait honneur au lieu, temple du théâtre musical.
Comment définir le théâtre musical ? Un savant dosage d’expression verbale, de scénographie et de musique ? Une performance scénique où la musique tient la dragée haute ? Plus simplement, un spectacle pluridisciplinaire dans lequel la fiction et la dramaturgie sont soutenues, dès la conception, par le chant et la danse.
Patrice Martinet, directeur – jusqu’à il y a peu – du théâtre de l’Athénée Louis-Jouvet, avait coutume de dire : « Je viens de la littérature et du théâtre, mais mon but ultime a toujours été de programmer de la musique. » Ce qu’il fit avec talent. On se souvient notamment des Chants de Maldoror, de Benjamin Lazar, ou encore de Vous qui savez ce qu’est l’amour, de Romi Estèves (qui se redonnera du 9 au 13 novembre). Avec une acoustique à la fois douce et précise, l’Athénée est un écrin pour développer de petites formes et oser l’expérimentation.
Le spectacle Concerto contre Piano et Orchestre, qui s’y donne jusqu’au 25 septembre, est un enchantement, une merveille de trouvailles musicales et scéniques, de performances, d’humour… et de tendresse. Porté par le collectif La Sourde, constitué de 18 musiciens venant du classique, de la musique ancienne, des musiques improvisées et du jazz, il est un hymne à la pétillance, au bon goût, à la subtilité et à la belle musique.
Le Concerto pour piano en do mineur de Carl Philipp Emmanuel Bach (1714-1788, fils de) sert de base à un doux délire un peu absurde, illustrant les rapports parfois conflictuels, ambigus ou encore sadomasochistes, qui lient les musiciens d’orchestre, le soliste et le chef. Cette performance est également un vibrant hommage à la musique improvisée et au jouer ensemble.
Les déplacements des musiciens relèvent de la chorégraphie et de la grâce picturale. Les éclairages sont léchés, au cordeau. Le traitement du son, uniquement acoustique, est remarquable. Grâce à un piano habilement préparé, la pianiste Ève Risser peut intriquer savamment piano-bastringue et piano façon pianoforte. Un gros son de contrebasse moderne et une batterie agressive viennent dynamiser (dynamiter ?) l’effet « musique de salon » de la partition, pour une orgie sonore complètement maîtrisée.
Gageure ultime : alors que le spectacle passe son temps à déconstruire l’ouvrage, vous ressortez en fredonnant un magnifique lamento dont il est issu ! La preuve que cette extension du propos musical, proposé par le collectif La Sourde, fonctionne pleinement.
Programmé par les nouveaux propriétaires de l’Athénée, les « deux Olivier » (Mantei et Poubelle) et Bernard Le Masson, président du Cercle des partenaires des Bouffes du Nord, ce spectacle fait honneur au lieu, revendiquant la marque de fabrique de Patrice Martinet et prédisant un avenir radieux au théâtre musical en ces murs !